Les zombies sont très souvent vu comme des morts sortant de terre afin de nous vider de notre cerveau, nous chasser pour se repaître de notre chaire, mais la vérité est tout autre et comme toutes fictions, légendes et mythes il y a un avant, une réalité forte présente dans les rites vaudou, d’hier et encore de nos jours.


Origine, la réalité

Les origines sont pour le moins incertaines, certain parlent du XVème siècle, d’autres du XVIIème ou encore du XVIIIème siècle concernant la découverte, mais tout le monde est d’accord sur un point, son lieu d’origine, l’Afrique noir de par le terme comme de la figure.

Certains ont pu voire les traces du français dans le terme « les ombres », et selon le lieu le mot zombie présente toujours quelques similarité. Au Congo il se nomme « mvumbi » qui renvoie à un individu cataleptique, en Angola « nvumbi » un corps sans esprit, au Ghana ainsi qu’au Togo et Bénin « zan bibi » une créature de la nuit. Les individus non-mort qui sont victimes de rites vaudou on tous la même utilité, servir d’esclaves.

La zombification ne se limite pas à une simple poupée vaudou comme nous le voyons si souvent dans les films, mais va un peu plus loin. Le prêtre vaudou connu sous le nom de « bokors » ou « hougan » en Haïti drogue l’individu avec une poudre nommée « coup poudre » qui induit un états de mort apparente, l’individu est enterré par la suite puis déterré quelques temps après par le prêtre à l’aide de formules rituels.

Au XVIème siècle les premiers esclaves noirs sont implanté en Haïti, amenant avec eux leurs rites et croyances. Le zombie n’entre dans le folklore occidentale que dans le courant du XIXème siècle aux Etats-Unis ainsi qu’en Europe.

Evolution d’hier à aujourd’hui dans la Fiction

Comme beaucoup d’autres créatures de mythes et de légendes le cinéma s’appropria le zombie, afin de nous faire frissonner ou de nous inspirer le dégout. Assez rapidement il fut modifié et subit une évolution pour le moins incroyable.

En 1932 « White Zombie » de Victor Halperin est considéré comme le premier film de zombies, reprenant la créature de type africain (ou zombie vaudou). En 1968 George A. Romero nous donna sa trilogie qui s’inspira en partie de la nouvelles de Richard Matheson « Je suis une légende » de 1954. Sa trilogue donnera naissance aux zombies que nous connaissons tous à ce jour, une créature se relevant d’entre les mort, dévorant les vivants et possédant son propre mode de reproduction. Ainsi que “Walking Dead” créé par Frank Darabont et Robert Kirkman en 2010, sept saison à son actif dont le virus n’a aucun nom.

Depuis Romero la créature fut un monstre apparu de nul part, un humain contaminé par une maladie inconnue et contaminant à son tour. Vint aussi « Le retour des morts-vivants » de Dan O’Bannon de 1985 avec quatre suites à son actif, le nom du produit est la « Trioxine 2-4-5 ». « Resident Evil » un film de paul W. S. Andeson 2002 en six volumes, tiré d’un jeux vidéo par Capcom 1996 avec son « Virus T » en référence au mot tyran, « Plague Inc. » Un jeux smartphone de la société NDemic Creations de 2012 a le « Necroa ». Et n’oublions pas de citer « REC » de Paco Plaza et Jaume Balagueró 2007, quatre volet en tout dont les zombies sont des humains possédé par des démons.

Bien d’autres films et jeux vidéos suivirent, un temps les zombies marchent, un autre ils courent, et les comédies n’y coupèrent pas, transformant nos charmantes petites créatures de cauchemar en clowns.

Tous citer me prendrait des pages entières, alors je m’arrêtes là.

Leurs forces et faiblesses ainsi que que les notre, fiction vs réalité

L’être humain est doté d’intelligence et de créativité, mais aussi de cruauté envers ses semblables. Doué de discernement il a tendance à s’égarer pendant les périodes de crise majeur. En cas d’invasion zombies il est préférable d’avoir de la méfiance envers cette espèce, car elle peut s’avérer plus dangereuse que les zombies eux-mêmes.

Le zombie vaudou n’a aucune particularité, son esprit est vide et il est sous contrôle. A la base ce n’est qu’un simple humain drogué, afin d’être esclave pour des tâches ménagères et le travail au champs. Il n’a aucun discernement et nous ne pouvons point lui ordonner des besognes plus violentes. L’effet de la drogue est temporaire, donc sans sa dose régulière il retournerait à la conscience. On raconte ainsi que des sujets furent sauvés de leur esclavage catatonique.

Le zombie que je nommerais viral selon la référence utilisée ont la particularité d’être déjà mort, seule façon de l’éliminer définitivement est d’endommager son cerveau, la manière la plus efficace, une

balle dans la tête. La décapitation ne ferait que stopper le corps mais n’empêcherait pas la tête d’être un danger potentiel. On le considère comme sans intelligence, cruel et sanguinaire, mais pourtant il arrive à différencier un humain bien vivant d’un mort sans réaction, et ne s’attaque pas à ses semblables. Selon l’espèce il peut être lent ou rapide, mais ne subisse aucun épuisement, donc son endurance est le plus grand des danger pour les vivants. Moins menaçant seul qu’en groupe. Sa salive et son sang contaminé a la capacité de métamorphoser un être humain sain en créature du même type. Nous ignorons encore si les autres espèces animal peuvent être contaminées à ce jour.

ET SI… (quand la fiction rejoint la réalité)

Et si l’invasion avait déjà commencée. Cette hypothèse n’est pas à écarter, et parfois est prise très au sérieuse.

Commençons par les Zombies Walk :

  • Milwaukee en août 2000, premier Flash-mob accueillant 60 zombies lors d’un Gen Con.
  • Sacramento (Californie) 19 août 2001, première Zombie Parade lors de la promotion pour le Trash Film Orgy.
  • Toronto en octobre 2003, première Zombie Walk officielle.

Et le phénomène s’étend à travers le monde, de pays en pays, chaque année les zombies sont de sortie.

Les drogues font aussi leurs petits effets, surtout dans les médias, la plus récente étant la Flakka. Certaines personnes en auraient consommé durant des fêtes, puis finies par dévorer des êtres vivants durant leur crise, causant par la même occasion des handicapes irréversibles chez certaines victime et même la mort. Après étude, les soi-disant consommateurs n’auraient pas touché la drogue en question.

Une université américaine s’est amusée à modéliser une attaque zombie, d’après moi ils devaient vraiment s’ennuyer pour en arriver à ce stade.

Dans plusieurs états d’Amériques des camps d’entraînements anti-zombies et de survie font leur apparition.

Et pour finir en beauté, le Pentagone n’est pas en reste et a préparé un plan dans le cas où ça se produirait, l’opération CONOP 8888 datée du 30 avril 2011.

N’oublions pas les scientifiques qui jouent constamment les apprentis sorciers. Bref, si un zombie apparaît au bon endroit au mauvais moment, les urgences ainsi que les forces de l’ordre ont de fortes chances d’être surchargées très rapidement, et nous ne pourrions compter que sur nous même le temps de comprendre ce qui nous arrives.

CONCLUSION

Du vaudou au cinéma, en passant par les parades le gouvernement et les médias, les zombies font parties intégrante de nos vies de tous les jours, ils sont partout jusqu’au point que même les comédies se l’approprient, afin de nous faire oublier nos peurs ancestrales de la mort, de l’inconnu et même de l’éternité dans un enfers que l’on a pas choisi.

Si nous allons plus loin dans la réflexion nous pourrions même mettre en parallèle l’être humain, au fond on est pas loin de leurs ressembler à quelques détails près. Selon certaines hypothèses prenant forme dans le film « Zombie » de George Andrew Romero de 1978, ces créatures suivent les habitudes de leur vie passée. Nos petites routines habituelles nous aident à avancer dans le vague, sans but précis. Regardez dans les supermarchés, tout ces gens recherchant une bonne bidoche vu le soir précédent à la télé, il font leurs courses habituel et finissent aux caisses en fil indienne. Dans les transports en communs ou dans la rue tout le monde avancent sans regarder autour d’eux, sans le moindre mot à leurs semblables, comme si les autres humains n’existaient pas. Arrivé à la maison, un petits lavage de cerveau devant le téléjournal, un petit somme et le lendemain la même journée recommence encore et encore.

Au final l’invasion a déjà commencé depuis bien longtemps et plus le temps avance, plus elle s’étend, nous sommes eux et ils sont nous.

Extra

Suite au décès de George Andrew Romero je me suis permis de faire cet article sur les zombies, créatures qui sont encore méconnues en dehors de la fiction. Nous y avons découvert les origines, les évolutions au fil du temps, les forces et faiblesses ainsi que les notres, quelques petites informations sur les zombies de la fiction dans notre réalité.

Beaucoup de fiction une petite touche de réalité vous a invité à entrer dans mon monde, moi qui suis fan de cet univers depuis que j’ai visionné le film Zombie de George A. Romero en version original sous-titrée vers l’âge de neuf ans environ.

  • A la mémoire de George Andrew Romero, né le 4 février 1940 mort le 16 juillet 2017 Le père de nos zombies actuels, qu’il repose en paix. When there’s no more room in hell, the dead will walk the earth. (Traduction : Quand il n’y a plus de place en Enfer, les morts reviennent sur Terre. « Zombie » 1978)

Bibiliographie ; filmographie et liens internet

Bibliographie

  • Petite philosophie du zombie ; Maxime Coulombe
  • Guide de survie en territoire zombie et World War Z ; Max Brooks
  • Resident Evil : des zombies et des hommes ; Nicolas Courcier / Mehdi El Kanafi / Bruno Provezza
  • Dans la peau des zombies ; Nolween Gouezel

Filmographie

Pas besoin de les citer tellement ils sont nombreux, les plus important sont cité dans l’article, ainsi que leur producteur et leur date de sortie.

Liens internet