Le Suaire de Turin : authentique ou canular ?


Le Suaire de Turin est un tissu de lin que certains croient avoir été utilisé pour recouvrir le corps de Jésus-Christ après sa mort. Les récits des disciples de Jésus enveloppant son corps d’un voile de lin sont mentionnés dans les quatre évangiles (Matthieu 27:59, Marc 15:46, Luc 23:53, Jean 19:40). Le linceul, mentionné la première fois hors évangiles en 1357, mesure environ 4m47 de long sur 1m13 de large. On l’appelle aussi le Linceul de Turin tout simplement parce qu’il réside en permanence dans la ville de Turin, en Italie, bien qu’il soit régulièrement exposé ailleurs.


Le linceul porte des marquages qui semblent être les traces d’un homme crucifié. Apparemment, le tissu a été replié sur le corps, une moitié au-dessus de l’homme, l’autre moitié au-dessous. Les blessures de l’homme correspondent aux blessures infligées à Jésus pendant la torture qu’il a endurée avant sa crucifixion, c’est pourquoi on l’associe à Jésus.

Sur ce tissu, il semble y avoir des blessures autour de la ligne des cheveux, correspondant à la description biblique de la couronne d’épines, plusieurs petites blessures en forme de lignes s’étendent des épaules jusqu’aux jambes inférieures, correspondant à la description de sa torture au fouet et aussi une blessure au niveau de la poitrine, qui correspond à la description de la blessure “perçante” infligée à Jésus peu après sa mort.

Que pensent les scientifiques et chercheurs du suaire de Turin ? Ça dépend à qui vous demandez, car en effet ce sujet est l’un des plus discutés et controversés autour des reliques du Christ.

Alors, certains experts considèrent le suaire de Turin comme étant authentique, tandis que d’autres le considèrent comme un canular assez sophistiqué. Quelques-uns ont même prétendu que le linceul n’était jamais destiné à être plus qu’une œuvre d’art. Cependant, cette explication semble peu probable en raison de la conception unique du linceul, un style qui n’avait jamais été observé dans aucune œuvre d’art majeure antérieure. Ce fait amène la plupart des experts à conclure que le linceul est soit authentique, soit délibérément conçu pour avoir l’air authentique.

La principale critique contre l’authenticité du linceul est basée sur des tests de datation au carbone. Les tests démontrent que le linceul n’a pas plus de 700 ans d’âge, donnant son origine au cours des années 1300, le rendant beaucoup trop jeune pour avoir été le vêtement funéraire de Jésus.

Malgré cela, d’autres chercheurs suggèrent que cette date pourrait être faussée parce que les fibres du linceul sont souillées par des bactéries et des champignons microscopiques, qui se sont développés pendant ces dernières centaines d’années. Ils pensent que la présence de ces microbes rajeunit le test du linceul d’au moins mille ans, et ce n’est peut-être pas totalement faux. Il y a cependant, un grand nombre de scientifiques qui considèrent que ces deux arguments sont sans objet à cause de ce qu’ils prétendent être un manque de fiabilité dans la méthode qu’est la datation au carbone.

Les sceptiques du linceul accusent également que les traits faciaux et corporels de l’homme ont des proportions assez étranges. Cependant, d’autres experts soutiennent que beaucoup de gens ont certaines caractéristiques physiques qui sont disproportionnées, ou que le tissu est en cause.

Il y a littéralement des dizaines d’arguments pour et contre l’authenticité du suaire de Turin. Ces affirmations contradictoires peuvent amener l’observateur occasionnel à conclure qu’il existe une impasse scientifique concernant le linceul, et cela semble être le cas.

Aussi et malheureusement, lorsqu’on lui présente des opinions opposées dans un débat sur le christianisme, l’observateur occasionnel (majoritairement non-croyant) a tendance à accepter le point de vue non-chrétien parce qu’il croit qu’il est moins influencé par la religion, et donc plus scientifique.

Cependant, il est souvent le cas que les érudits non-chrétiens cherchent à réfuter le point de vue chrétien aussi ardemment que les érudits chrétiens cherchent à le soutenir. Une boucle qui se boucle pas…

Le point de vue non-chrétien est donc souvent très biaisé. Un exemple parfait est la découverte récente d’une ancienne boîte d’os gravée du message suivant en araméen : Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus. Lorsque la nouvelle de cette découverte a été rendue publique, certains chercheurs, cherchant à minimiser l’historicité de la foi chrétienne, ont déclaré que la boîte était un canular avant même de l’avoir vue et analysée.

Aujourd’hui, la réalité est que personne ne peut affirmer avec certitude si le suaire de Turin est authentique ou un canular. Le mieux que nous puissions faire, c’est d’analyser toute les informations et ensuite décider pour nous-mêmes.


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