Situé dans la capitale du Cambodge (Phnom Penh), Tuol Sleng est reconnu pour être une ancienne prison érigée dans les années 70 par la police politique de la dictature des Kmers rouges, qui à construit environ 190 prisons dans tout le pays dont celle de Tuol Sleng. Aujourd’hui, elle s’est reconvertit en un musée rendant hommage au terrible génocide qui a eu lieu sous le régime totalitaire de l’époque. Pourtant, les âmes de ces innocents n’ont pas encore trouvé le repos éternel.


L’histoire du lieu et de ses occupants :

Avant d’être une prison, c’était au départ le lycée Tuol Svay Prey, qui signifie « colline des manguiers sauvages ». C’est l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges en 1974 (mouvement politique et militaire communiste radical d’inspiration maoïste), qui a fait en sorte de transformer cette école, en une prison baptisée la S-21 ou Tuol Sleng (« Colline empoisonnée »). Elle sera dirigée par Kang Kek leu, alias « Douch » et reconnue par les plus influents membres du régime.

Au départ centre d’interrogatoire, elle est devenue un véritable enfer pour ceux qui y sont enfermés. En effet, les Khmers rouges n’hésitent pas à envoyer dans cette prison tout opposants au régime communiste, afin d’obtenir de leur part la confession de leurs crimes « imaginaires », mais aussi toute personne issue de tout âge, sexe, origine sociale et de nationalité différente, et sans motifs apparents qui pousseraient à être enfermé pour avoir commis un crime. Par exemple, le simple fait pour les Khmers rouges de porter des lunettes (y compris les enfants), suffisait à ce que vous soyez arrêté car jugé trop intellectuel et donc à être « exterminé ».

Les anciennes classes du deuxième étage du lycée furent reconverti en salles de détention commune (Chambre D). Les détenus y étaient enfermés à environ cinquante personnes par pièce, allongées par terre en alignements serrés, les familles regroupées. Les pieds des détenus étaient attachés à de longues barres de fer par des anneaux en fonte. Après leur arrivée et la photo, tous les détenus étaient rassemblés là et numérotés. Un gardien fouillait régulièrement les personnes allongées, pour voir si elles ne disposaient pas d’un stylo pour se suicider en se crevant la gorge (une personne s’est suicidée comme cela), ou bien d’un boulon ou d’une vis pour se suicider aussi en l’avalant. Le réveil avait lieu à 4h30 du matin. On donnait aux prisonniers une bouillie de riz le matin à 8h et le soir à 20h, et dans la journée on ne leur donnait pas d’eau. Les gens faisaient leurs besoins dans une boîte militaire en métal qu’un gardien leur apportait.

Les salles de classe du premier étage n’étaient pas reliées entre elles à l’origine, mais les khmers rouges ont cassé les murs pour faire un couloir central, des deux côtés duquel ont été fabriquées de petites cellules sommaires en brique, avec des portes de bois à lucarne carrée, permettant aux gardiens de regarder en permanence ce qui se passait dans les cellules. Les cellules étaient de taille variable, les plus petites d’environ 1,5 m² contenant trois personnes, parfois plus. Pour certains prisonniers, les gardiens avaient écrit des instructions sur l’intérieur des portes, qui prescrivaient un conseil à respecter pour le détenu.

Les anciennes classes plus petites, situées dans un bâtiment séparé (bâtiment B), et possédant des fenêtres à barreaux métalliques, servaient de salles de torture individuelles. On y attachait les prisonniers (hommes ou femmes) sur des sommiers en fer et on les torturait afin qu’ils avouent. La plupart avouaient des fautes qu’ils n’avaient pas commises. Ce qu’ils disaient était transcrit sur du papier. Lorsque l’aveu ne plaisait pas, le tortionnaire en faisait une boule qu’il jetait dans un coin de la salle et le prisonnier était à nouveau torturé pour en tirer un nouvel aveu. Les tortionnaires donnaient aux détenus des idées d’aveu : par exemple un lien avec la CIA, le KGB, ou encore un quelconque système démocratique, capitaliste ou impérialiste. Ainsi, trois groupes de tortionnaires furent la naissance dans cet enfer de la folie humaine, « les Gentils », « les Chauds » et « les Mordants ». Lorsque les prisonniers n’avouaient rien au groupe des « Gentils », qui était un groupe politique, ils étaient pris en charge par le groupe des « Chauds », puis au groupe des « Mordants ». On voit sur les peintures faites par Vann Nath (peintre ancien prisonnier ayant travaillé de manière forcée pour les dirigeants Khmers rouges) certaines scènes de torture retranscrites, comme le dépôt de scolopendres et autres insectes piqueurs sur le ventre des prisonniers, ou des tortures visant à étouffer les prisonniers à l’aide d’une cuve pleine d’engrais ou d’eau croupie dans laquelle on les pendait par les pieds.

Concernant le fonctionnement de l’administration de cette prison d’Etat, les gardiens photographiaient soigneusement les prisonniers au moment de leur arrivée, ainsi qu’avant ou au moment de leur mort, alors que leurs gorges étaient tranchées, leurs corps mutilés par les tortures et si décharnés par la faim qu’ils étaient presque méconnaissables. Les photographies faisaient partie d’un système destiné à prouver que les ennemis de l’État avaient bien été tués. Les khmers rouges tenaient également des registres d’entrées et sorties des prisonniers (morts ou voués à la mort) de la prison.Les registres et les photos ont permis de révéler qu’au total environ 10 500 prisonniers y sont restés trois mois en moyenne, en plus des 2 000 enfants qui y ont été tués. Douch assignait même des jours spécifiques pour tuer certains types de prisonniers : un jour les femmes de l’ennemi, un autre jour les enfants, et un autre les travailleurs des usines. Les gardes avaient entre 10 et 15 ans, et sous l’endoctrinement de leurs aînés, devenaient rapidement beaucoup plus cruels que les adultes. Les règles de l’Angkar (le Parti communiste du Kampuchéa) stipulaient que les relations amoureuses étaient interdites. Mais de nombreux khmers rouges étaient en pleine croissance libidinale, et certains violaient les filles ou les femmes du camp, en faisant cela en cachette, le plus discrètement possible. Je parle là de camp et pas forcement de prison, car tout ce que je vous ai décrit sur les conditions d’incarcérations des victimes ainsi que sur le fonctionnement de leurs tortionnaires, me fait tristement rappelé les horreurs commises par le régime nazi de la Seconde Guerre mondiale, dans les camps de concentration et/ou de la Mort.

C’est en 1979, suite à la chute du régime des Khmers rouges, que le camp sera libéré. Sur les 16 000 à 20 000 prisonniers qui ont été détenus à Tuol Sleng, il n’y aura que 7 survivants. Pour ce qui est Douch, le maître du complexe et principal investigateur de la barbarie de Tuol Sleng, il sera inculpé en 2007 pour crime contre l’humanité et sera condamnée par le tribunal du génocide cambodgien à 35 ans de prison le 26 juillet 2010. Cette peine sera amenée à la réclusion criminelle à perpétuité en appel, le 2 février 2012.

Pour rendre hommage aux victimes du régime khmer rouge, et plus précisément ceux de Tuol Sleng, le gouvernement cambodgien décide de reconvertir la prison en musée de mémoire du génocide en janvier 1980.

Phénomènes étranges constatés :

Il n’est pas étonnant au vue de l’horreur commise par la dictature cambodgienne et des nombreux massacres qui ont lieu dans cette ancienne prison, qu’il s’y dégage une atmosphère froide et très négative. En effet, le sang a beaucoup trop coulé dans ce lieu. Il paraît évident que les âmes des nombreuses victimes du génocide n’aient pas encore trouvées le repos éternel qu’elles mériteraient, dans cet ancien et sinistre centre S-21.

Malheureusement, à ma connaissance aucune enquête paranormale n’a encore été menée au musée du génocide de Tuol Sleng, pour confirmer la présence des potentiels entités de l’ancienne prison et des phénomènes qui s’y produiraient.

Seul quelques témoignages vidéos ont été faites par des personnes cherchant à comprendre ce qui s’est passé et si des fantômes hanteraient le lieu, mais en dehors du ressenti, il est difficile d’affirmer l’hantise ou non du musée.



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