L’origine des photographies post-mortem


L’ère gothique était riche en découverte mais surtout riche en aspect mystique. La photographie post-mortem qui fut une mode particulièrement prisée durant cette époque n’échappe pas à la règle. Imaginez une société ou une famille posait pour la dernière fois de leur vie avec leurs précieux défunts, et ceux éternellement sur une photographie. Attention, certaines images peuvent atteindre la sensibilité des plus fragiles.


(crédit : mumu)

Populariser en 1842 par l’atelier Frascari à Paris, la photographie permettait ainsi à la famille de pouvoir poser une dernière fois avec leurs proches, souvent des enfants ou du nourrisson, dans un cadre typiquement familial et chaleureux. Dès la découverte de différentes techniques permettant de faire tenir les défunts comme n’importe quel humain sur les photos, les familles mais aussi les photographes travaillaient de telle sorte que les photos devaient être uniques et spectaculaires.

En effet, le taux de mortalité à l’ère victorienne était particulièrement élevé dû aux maladies infectieuses qui se répandaient très vite comme la scarlatine ou la petite vérole, les traitements étaient à cette époque inexistante ou uniquement accessible aux personnes de hautes conditions.

Plusieurs techniques furent créées afin de faire « tenir » le défunt debout, en effet, celui-ci était attaché et tenu par les hanches à une machine afin de permettre au corps de rester debout. L’on maquillait les défunts, surtout les jeunes filles pour masquer au maximum l’apparition de la rigidité cadavérique et le début de la décomposition. En effet les photographes étant souvent débordés, il fallait parfois attendre des semaines avant d’avoir la possibilité d’être photographié avec ses défunts. Pour faire ouvrir les yeux l’on appliquait soit une colle soit des piques. Le but était toujours de faire les photographies les plus belles mais aussi les moins glauques possible. La famille voulant préserver l’environnement familial pour transmettre de génération en génération l’amour éternel pour ceux qui les ont quittés.

 (crédit : Christine Kellner)

Les photographies étaient réfléchies et stylisées, la famille souhaitait un effet garder un aspect « naturel », il était en vogue de faire des scènes courantes de la vie quotidienne, les enfants étaient allongés avec des jouets, les jeunes adolescents en train de lire ou bien des scènes ou la famille était au grand complet pour une réunion de famille autour du défunt. Tout devait être unique et original.

De même que le défunt devait avoir l’air … vivant pour ne pas heurter la sensibilité de ceux qui verront les photographies. Tout était préparé et conçu pour rendre ce moment unique pour la famille des personnes sans vies.

Parfois, ce fut une partie ou une famille entière qui pouvait être prise en photo. Les épidémies n’étaient pas rares et parfois décimées les familles entières.

Quelques années plus tard une nouvelle technique de photographie permettaient d’obtenir plusieurs images sur le même négatif, cette technique, communément appelée la carte de visite, permettaient ainsi à la famille de pouvoir envoyer des photos aux autres membres de leurs familles ou simplement en … carte postale !

(crédit : Antonio Rodrigues)

 Mais la mode déclina peu à peu et s’estompa à la fin du XIXéme siècle lorsque la photographie instantanée fut inventée, permettant ainsi à des familles d’avoir leur propre appareil sans devoir se ruiner à engager des photographes qui pour certaines étaient complètement hors de prix.

Mais laisser par le manque d’expérience et n’ayant pas la même technique que les professionnels qui faisaient en sorte de montrer le moins de technique possible pour garder leurs secrets, les familles et les photographies se firent de moins en moins communes.

Néanmoins certaines traditions perdurent notamment en Europe de l’Ouest ou en Asie. Mais ce qui fut autrefois une mode gothique et en vogue dans la société, notamment la bourgeoise, de notre temps un nouveau phénomène fut un temps à la mode. En effet grâce aux réseaux sociaux et portables, des jeunes s’amusaient à se photographier prés des membres défunts de leurs familles en faisant le clown ou en maquillant grossièrement les morts, ce qui fit un scandale.

L’évolution des mœurs de la société aura aussi modifié sa manière de considérer ses défunts.

crédit de l’article :

  • wikipédia

Crédit de l’image à la une :

  • Diablo

 


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Lili Price

Passionnée par le paranormal et la parapsychologie depuis l'enfance, après plusieurs participations avec des équipes, j'ai décidé de créer la mienne qui sera l'application de plusieurs années en tant que paranormaliste mais aussi des années à étudier les aspects de l'occultisme. Mon équipe, parapsychologya, est spécialisé dans les recherches spirites et parapsychologiques. Nous organisons des ateliers pourparlers sur ces thématiques et nous éditons sur notre site des articles théoriques et autres ainsi qu'une revue semestrielle. Je suis étudiante en parapsychologie et je vais bientôt faire une formation pour devenir psychopraticienne (psychothérapeute).Blog Twitter

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