L’étrange manuscrit de Voynich


Si je vous disais qu’il existe un livre dont personne ne sait exactement quand il a été écrit ? Où il a été écrit ? Qui l’a rédigé et surtout en quelle langue ? Vous me diriez que cela est totalement impossible. Pourtant, cet étrange livre existe bel et bien et il est plus connu sous le nom du manuscrit de Voynich. Découvrons-le ensemble.


Commençons par vous dire le peu d’informations que nous savons sur ce manuscrit. D’après un teste au carbone 14 du Vélin effectué, on peut estimer que sa parution se situerait entre 1404 et 1438. Il contiendrait environ 234 pages à l’heure actuelle mais à l’origine il y avait au total 262 pages et au départ elles étaient réparties sur une vingtaine de cahiers. Cette information capitale semble indiquée qu’au moment de l’acquisition du manuscrit par Wilfried.M.Voynich en 1912, il y avait certaines parties du livre manquant à l’appel.

Pourtant et malgré le teste au carbone 14 indiquant que ce livre aurait été rédigé au 15ème siècle, ce n’est que deux siècles plus tard que fut mentionné le manuscrit. Le plus ancien et le premier propriétaire connu du livre était d’un alchimiste originaire de Prague connu sous le nom de Georg Baresh. Nous ne savons pas comment est-il rentré en possession de ce livre, mais nous savons qu’il est le premier détenteur du manuscrit, grâce à ses correspondances avec un jésuite du Collège romain répondant au nom de Anasthasius Kercher, très connu pour avoir déchiffrer de nombreux hiéroglyphes égyptiens et pour avoir rédigé un dictionnaire copte au 17ème siècle. Baresh était apparemment intéressé de savoir d’où venait les nombreuses plantes inconnues évoquées dans le manuscrit, aussi il aurait envoyé une copie d’une partie du livre à Rome en 1637 et 1639, afin de comprendre et connaître les illustrations de ces mystérieuses plantes. Rien d’étonnant quand on sait que le but d’un alchimiste est d’avoir la connaissance absolue des plantes qu’il utilise pour élaborer ses breuvages et/ou potions.

Après la mort de Baresh, Kercker récupéra le manuscrit grâce au proviseur de l’université Charles de Prague et néanmoins ami, Jan Marek Marci. Un grand savant de l’époque car il était officiellement le physicien attitré de l’empereur Ferdinand III. Suivant une correspondance entre les deux hommes et d’après Marci, le livre aurait été acheté par Rodolphe II du Saint-Empire avant que ce dernier n’abdique en 1611 pour l’équivalent de 600 talers (ancienne pièce de monnaie du 15ème siècle) d’or. Il était d’ailleurs persuadé que le manuscrit était probablement l’œuvre du philosophe, savant et alchimiste anglais Roger Bacon.

Jan Marek Marci, proviseur de l’université Charles de Prague (1595-1697).
Roger Bacon, qui d’après Jan Marek Marci serait l’auteur du mystérieux manuscrit.

Suite à cette acquisition, et du fait que Anasthasius Kercher fasse parti du Collège romain, des analyses ont été menées afin de savoir à partir de quand et quelle est la première personne à avoir eu le manuscrit entre ses mains. D’après le Collège romain, se serait Christine de Suède qui aurait été la toute première personne a avoir eu ce livre entre ses mains, notamment après sa chute du pouvoir à Prague en 1648. Elle aurait alors profiter d’embarquer avec elle le manuscrit jusqu’à Rome. Puis le cardinal Odescalchi qui aurait hériter de ce livre l’aurait confié à la bibliothèque du Collège romain. On aurait perdu ensuite sa trace pendant deux siècles mais il serait resté au Collège romain jusqu’à l’invasion des troupes de Victor Emmanuel II d’Italie de la ville de Rome, afin que ce dernier puisse annexer tous les États pontificaux en 1870. Cependant, le nouveau gouvernement italien à ce moment là voulait se débarrasser de nombreux biens appartenant à l’Église. Avant que cette loi ne soit appliquée, de nombreux livres dont le mystérieux manuscrit auraient été transférés vers d’autres bibliothèques des autres facultés. Et le livre serait atterrit dans la bibliothèque du Supérieur Général de la Compagnie de Jésus en 1866.

En 1912, le Collège romain décida de vendre dans le plus grand secret de nombreux livres dont le manuscrit. C’est Wilfried Voynich qui en hérita après avoir acheté une trentaine de livres, et depuis nous connaissons ce livre sous le nom de manuscrit de Voynich. Lorsque ce dernier mourut en 1930, c’est sa femme et romancière Ethel Lilian Voynich qui en hérita jusqu’à sa mort en 1960, le livre à ce moment là est confié à une amie proche de la famille nommée Anne Nill. Un an plus tard, Madame Nill vendit le manuscrit de Voynich à un marchand de livres anciens du nom de Kraus, mais comme ce dernier ne parvient pas à trouver un acheteur, il fit don du livre à l’université de Yale en 1969.

Wilfried Michael Voynich, propriétaire le plus connu du manuscrit.

Voilà pour vous résumer l’étrange parcours historique du manuscrit de Voynich. Seulement, ce n’est pas la seule énigme connue de son histoire. En effet, une étude a été menée en 2011 par l’université américaine d’Arizona afin d’estimer la parution du livre. Greg Hodgins menant alors cette équipe fit une datation au carbone 14 après avoir récupéré un échantillon du livre. Il en a déduit que ce dernier a été rédigé entre 1404 et 1438.

Concernant le texte en lui même, il est difficile de savoir quelles encres ont été utlisées car elles ne contiennent pas assez de carbone pour estimer une datation. Une hypothèse a donc été ainsi avancée sur le fait que l’encre ne pouvait provenir que de la même époque de parution du manuscrit. Maintenant quand on analyse le texte de plus près, on peut confirmer qu’il a été écrit de gauche à droite mais d’une manière quelque peu grossière. Les sections les plus longues contiennent des paragraphes avec de temps en temps des puces dans la marge de gauche. Aucun signe de ponctuation n’est présent. Le texte en soit contient 170 000 glyphes et la plupart d’entre eux sont écrits avec un ou deux traits. Pour ce qui est de l’alphabet, les expertises nous montre que certains glyphes sont identiques et on dénombre pas moins d’une douzaine de caractères différents.

Ensuite, il semblerait qu’il y ai eu de nombreux auteurs pour ce seul et unique manuscrit. En effet, selon une étude menée par un cryptographe de l’US Navy dans les années 70, tout porterait à croire qu’il y ait eu plusieurs écrivains pour ce livre notamment du fait que ces derniers utilisaient un langage et une orthographe inconnue dont ils seraient les seuls à maitriser. On pourrait évoquer la thèse d’un code très complexe.

Pour ce qui est des illustrations, elle ne contiennent malheureusement pas assez d’indications mais d’après des études sur ces dernières, la plupart d’entre elles sont regroupées sur 6 thèmes qui sont :

  • Herbier
  • Astronomie
  • Biologie ou balnéothérapie
  • Cosmologie
  • Pharmacologie
  • et une rubrique consacrée a des recettes.
Extrait du manuscrit de Voynich.

Enfin, pour ce qui est de son contenu et son but majeur, certaines personnes ont avancé l’hypothèse qu’il devait servir de référence pour la médecine médiévale.

Vous l’aurez compris plusieurs personnes ont tenté en vain de déchiffrer le manuscrit de Voynich sans y être vraiment parvenu. Il demeure encore aujourd’hui l’un des plus grands mystères de notre histoire. Cependant, une analyse récente a été apportée tentant à prouver qu »une personne a réussi à décoder le manuscrit de Voynich en affirmant que ce dernier a été écrit dans une langue aztèque perdue. En effet, selon cette personne qui est un botaniste nommé Arthur Tucker, plusieurs des plantes illustrées dans ce livre seraient originaires d’Amérique Centrale, plus précisément au Mexique. Il déclare ainsi que sur les 303 plantes répertoriées dans le manuscrit de Voynich, 37 d’entre elles ont très bien pu pousser dans la région entre le 15ème et le 16ème siècle, et en partant sur ce principe il en a déduit que le livre a été écrit en nahuatl (un langage aztèque ancien).

La question qu’on peut se poser est la suivante : cette personne a-t-elle véritablement déchiffrer le manuscrit de Voynich en utilisant une autre méthode de travail davantage axée sur l’étude des plantes, ou est-ce là encore un nouvel échec ? Quelque soit la réponse à cette question, ce livre reste encore pour le moment mystérieux et vous êtes libre de forger votre opinion sur le sujet.

https://www.youtube.com/watch?v=PwlKciNdIBM&feature=youtu.be

Lien de la chaîne youtube de John Sinclair « Chroniques Paranormales ».

Rédigé par John Sinclair et publié sur Hellystar

Certaines données de cet article proviennent de :

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Manuscrit_de_Voynich
  • http://www.wikistrike.com/article-le-celebre-manuscrit-de-voynich-enfin-decode-ce-serait-de-l-azteque-ancien-122441538.html.

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JohnSinclair

John Sinclair est un grand passionné d’histoire, de tout ce qui touche au paranormal et, de manière générale, à l’étrange. Une passion qui a démarré avec l’écriture d’articles sur le sujet, sur un blog personnel pour commencer puis finir sur Hellystar, en tant qu’éditeur d’articles. Il a également créé une chaîne YouTube dans laquelle il présente des reportages sur la base de ses recherches et de ses différents travaux. Aujourd’hui, il se lance dans son premier projet d’écriture d’un livre mêlant ses deux passions majeures.Livre : Investigations paranormales – Premiers pas Chaîne YouTube

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