Faire des visites dans un musée permet toujours de découvrir tous types d’exposition comme les toiles des grands peintres, des magnifiques sculptures ou encore des vestiges de l’histoire de l’humanité et dans un seul et unique but : apprendre et préserver la mémoire de nos ancêtres. Pourtant, il arrive parfois que l’on tombe sur des expositions qu’on aimerait vraiment pas croiser lors d’une visite dans un musée. Il semblerait que les étrangetés du musée Dupuytren à Paris fassent parlé d’elles à un tel point que certains visiteurs s’amusent à lui donner le surnom de “musée des horreurs”. Découvrons ensemble l’histoire et l’étrange exposition du musée Dupuytren.


Situé à l’emplacement actuel de l’ancien couvent des Cordeliers, un lieu qui a servi à l’époque de la Révolution Française pour des réunions politiques du Club des Cordeliers, le musée d’anatomie pathologique Dupuytren ouvrit ses portes en 1835. Fondé par le professeur de médecine opératoire Guillaume Dupuytren, le musée restera pendant plus d’un siècle dans le réfectoire de l’ancien couvent. En effet, suite au délabrement trop important de ce dernier, le musée fut évacué vers les caves de la faculté de médecine jusqu’en 1967. Puis par la suite, il fut réaffecté dans les locaux actuels de l’ancien édifice religieux.

La question que nous nous posons est la suivante : à partir de quand le musée Dupuytren a-t-il constitué sa collection que nous connaissons aujourd’hui ? Le musée a commencé à obtenir dès 1877 près de 6000 pièces. En dehors des instruments de médecine spécialisés en chirurgie, de dessins, gravures ou encore peintures et photos sur des malformations constatées sur des patients qui y sont exposés, on peut trouver d’autres choses pour le moins troublantes qui peuvent faire fuir au premier regard les âmes sensibles. En effet, parmi l’étrange exposition du musée on y trouve :

  • Des pièces osseuses qui peuvent aller du squelette complet aux crânes, en passant par des fragments osseux.
  • Des bocaux conservant une quantité importante d’organes ayant subi des malformations ou une pathologie a été observée sur ces derniers. Comme par exemple, un fœtus à deux tête ou encore le corps d’un enfant n’ayant pas survécu à sa naissance du fait que ce dernier est né anencéphale, c’est à dire sans boîte crânienne.
  • Des moulages effectués sur des cas de vraies pathologies comme par exemple une tumeur mangeant les trois quarts d’un visage.

Voici à présent quelques images illustrant ce que je viens de vous expliquer au dessus sur certaines expositions du musée Dupuytren, libre à vous de les regarder ou non :

Pour conclure cet article, voici une question dont je vais vous apporter mon opinion personnelle : pourquoi le musée Dupuytren souhaite exposer ces “erreurs de la nature” au risque de se faire surnommer par ses visiteurs de “musée des horreurs” ? Même si au premier regard, ces expositions peuvent faire peur, je pense que l’objectif pour le musée n’est pas de faire une foire aux monstres mais tout simplement de nous faire comprendre que lorsque vous croiser quelqu’un dans la rue ayant une malformation plus ou moins avancée que cela ne fait pas de lui un monstre et qu’on se doit de respecter ces malheureuses personnes qui vivent avec cet handicap ou qui n’ont pas survécu aux différentes pathologies dont elles étaient victimes. Même si ce musée sort de “l’ordinaire”, il est néanmoins comme les autres un lieu de découverte, d’apprentissage mais surtout de mémoire.

Certaines sources de cet article proviennent de :

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Dupuytren#Pi.C3.A8ces_osseuses
  • http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/dupuytren-ou-le-musee-des-horreurs-65572
  • http://readmeup.com/2013/03/paris-le-musee-dupuytren/
  • http://www.upmc.fr/fr/culture/patrimoine/patrimoine_scientifique/musee_dupuytren.html