Chers lecteurs, ce récit est la suite et fin d’un témoignage en 2 parties. Je vous invite à lire la 1ere partie avant de vous lancer dans cette lecture pour une plus grande compréhension du phénomène… Bonnes lectures!

Quelques mois s’écoulèrent. J’avais accepté ma condition mais conservais mon objectif. Ganji et moi avions fait à Paris la connaissance d’un couple d’exposants d’art chamanique péruvien: Jean-Marc et Karine. Un soir, Jean-Marc me parla d’une petite église dévouée à l’esprit de Saint Michel Archange. Il m’affirma qu’il y avait là-bas un prêtre exorciste étonnant et très humain. Il était convaincu que ce dernier pouvait m’aider. Je lui répondis que mon histoire personnelle m’avait ôté toute confiance en la religion, quelle qu’elle soit. Il m’expliqua que ces personnes avaient elles-même tourné le dos au dogme officiel, cette église ne se réclamait pas du Vatican et possédait ses propres croyances. Ils n’imposaient rien, je demeurais parfaitement libre à tout moment. Je me décidai à y faire un tour… qui sait ? L’accueil fut sympathique echaleureux. Chaque week-end, je faisais près de 3 heures de transports aller-retour pour assister aux messes dans cette petite église du 11ème arrondissement. Je rendais régulièrement visite au fameux prêtre exorciste réputé et me confiais à lui, il me bénissait, me transmettait de l’eau bénite et des prières. Cela me réconfortait. Parallèlement à cela, je priais beaucoup et pratiquais l’abstinence sexuelle. Durant plusieurs semaines, je tins bon et renforçai chaque jour ma volonté de me délivrer de l’odieuse présence. J’avais raison d’y croire car le Ciel récompensa une fois de plus ma persévérance :

Une nuit, je dormais paisiblement quand tout à coup mon corps se transforma en un fleuve : l’énergie y coulait à flots, pareille à des eaux impétueuses se déversant en moi. Réveillée par cette folle énergie, j’observai le phénomène. C’était impressionnant. Je n’étais plus un corps, j’étais un torrent ! Quelque chose depuissant se préparait. Attentive, je m’adressai à la dimension supérieure et lui offrai mon entière confiance. C’est alors que la Kundalini se manifesta. C’était elle le torrent ! Virile, guerrière, agressive, elle se mit à traquer l’entité. Je riais intérieurement tant étaient grands le désarroi et la panique de cette pauvre chose fuyant la fureur de la Kundalini. L’entité s’était réduite à la taille de mon poing et je pouvais la sentir cavaler comme une folle d’un bout à l’autre de mon corps. Tantôt dans un pied, tantôt dans une jambe, elle cherchait désespérément un recoin sombre où se cacher. En vain !L‘Intelligence supérieure (Kundalini) la pourchassait en tout sens et réussit à l’acculer dans ma tête. L’entité émettait des sons stridentsinsupportables, j’eus peur que mes tympans implosent. Elle paniquaitlittéralement tout en se réduisant le plus possible, devenantminuscule sous les poussées de la Kundalini qui s’était transforméeen bélier redoutable et tentait de l’expulser par le haut de moncrâne. Soudain, elle fut éjectée comme un vulgaire bouchon dechampagne ! Humiliation suprême : j’étais aux anges. La joie coulait à flot en moi, prenant le dessus sur l’intimidation. La Kundalini se déploya alors de façon spectaculaire, je la sentis sortir lentement de mon corps au niveau de mon ventre et se grandir à l’infini, s’élevant vers le plafond de ma chambre. Elle devenait immense, englobait tout mon être. Pour finir elle se tint dressée devant moi, telle une Reine. Je sentis une énergie opérer dans mon cerveau comme une main invisible effectuant quelques réglages. Il me semblait que mon encéphale se changeait en décodeur radio et soudain le miracle se produisit, une voix non humaine mais parfaitement audible s’adressa à moi :« Heureux de renouer avec toi ». J’étais si heureuse moi aussi, c’était comme de retrouver un ami intime, un complice perdu de vue depuis longtemps. La voix poursuivit : « Que vas-tu faire maintenant que Doze n’est plus là ? » Je compris que mon ami venait de me révéler le nom de l’entité. Ce qui me surpris le plus c’est qu’une voix très adulte s’éleva du fond de ma poitrine et lui répondit sans hésitation : « Je vais enfin commencer à avoir des pensées plus personnelles. ». Interdite, je me mis à méditer sur le sens de ce que ma conscience profonde (mon âme peut-être?) venait de répondre. Que voulait-elle dire ??

Quelques jours après, je me décidai à confier cet exploit au prêtre exorciste, cette nouvelle allait le réjouir. Très enthousiaste je me lançai dans le récit détaillé de l’intervention extraordinaire de l’Intelligence Supérieure, à travers la puissante Kundalini, qui avait répondu à mes prières de façon magistrale. Embarrassé par mes déclarations, ce dernier ricana sottement. Son œil hagard me dévisageait, n’osant pas m’avouer qu’il ne comprenait pas un mot de ce récit abracadabrant. Puis, au bout d’un certain temps qui me parut interminable, il bredouilla avec désinvolture quelques propos d’une platitude effarante. Désireux de m’expédier au plus vite, il m’assena une petite tape amicale sur l’épaule en m’encourageant à poursuivre “mes petites expériences” et me mis à la porte. Je restai pétrifiée par son mépris affiché du Sacré. C’était flagrant, lui, le prétendu spécialiste, ne savait absolument rien de l’occulte. Il n’avait jamais rencontré de démon, pas plus qu’il ne savait ce qu’était la Kundalini. Machinalement je frappai à laporte. Lorsqu’il m’ouvrit les mots fusèrent de ma bouche sans prévenir : « Vous croyez qu’il suffit de parader en robe d’Archevêque et de vous faire appeler “Monseigneur” pour vous montrer digne de la fonction que vous occupez ? Imposteur! Vous faites miroiter la guérison, le salut à tous ces gens, mais vous n’avez que de l’eau bénite à leur offrir en guise de placebo! ».

Cette église exploitait la souffrance de toutes ces personnes, nombreuses à se déplacer pour les mêmes raisons que moi. Encore une fois je me retrouvai face à l’occulte: la fonction de ces autorités religieuses était à mon sens de canaliser le véritable esprit de recherche et la volonté de guérir de toutes ces personnes en les maintenant dans leur condition aliénée.

*

Noël 1991. Comme tous les Français, ma famille est fin prête pour passer un heureux réveillon dans la joie, le bonheur et l’amour. C’est ainsi que nous nous conditionnons tous, pour vivre cet instant magique. Malgré son appartenance à la foi judaïque, ma mère encourageait activement la célébration de cette fête, typiquement chrétienne.

Toutes ces années, je n’avais eu de cesse d’alerter mon père sur le caractère douteux et destructeurde notre mère. Celui-ci paraissait concorder avec mes avertissements, lui aussi en avait assez de son caractère cyclothimique et orageux. Il avait tenté de la raisonner et commençait à douter de ce mariage. Pourtant le soir de Noël, nous devions tout pardonner et c’est ce que nous fîmes. Cet aspect psychologique est très important car il signa notre défaite à tous: ce jour-là, je perdis à jamais ma ma famille et la complicité formidable qui m’unissait à mon père. Méfiant, il prit ses distances avec moi jusqu’à devenir totalement indifférent à ma souffrance.

À minuit ma « mère » entra dans une crise d’hystérie peu commune. Ses yeux devinrent noirs! Se tournant vers moi avec furie, elle me hurla à la figure que j’étais une salope et que je complotais contre elle. Si nous divorçons ton père et moi, ce sera de ta faute! Elle criait après tout le monde, se plaignant d’être la cible de maltraitances. Nous étions des monstres, coupables de la faire souffrir, elle qui donnait tant! En larmes, ma soeur se précita à l’étage dans notre chambre. Sous le choc, je la rejoignis. Mon père ne tarda pas non plus et, en s’asseyant à nos côtés, il se mit à pleurer. Je ne me pardonnerais jamais un divorce! Deux petite-filles ont besoin d’amour, elles ont besoin de leur deux parents pour grandir, une famille soudée, voilà ce que nous devrions être… Je suis tellement désolé!… C’était absolument déchirant de le voir comme cela. Je m’en voulais et sans m’en rendre compte, me jurai déjà de ne plus rien dire, je ne voulais plus leur causer de souffrance. 

En silence, nous nous prîmes la main et décidâmes de redescendre tous trois au salon. Il nous restait à célébrer le réveillon. Nous n’avions pas faim mais qu’importe, nous devions honorer la peine que s’était donnée notre mère pour confectionner ce beau repas. Cette dernière nous attendait, visiblement calmée. Elle avait absolument tout oublié de son odieux comportement et nous adressa même un dernier reproche: nous avions gâché Noël en étant si mêchants avec elle. Cela nous révulsa mais pas question de risquer une nouvelle crise.

Ce jour-là, nous avions tous abdiqué, notre sens du devoir moral (c’était Noël!) nous avait trahi. Et ma mère ne le savait que trop. Ce jour-là, Noël scella un pacte ignoble qui nous ligota à jamais à son pouvoir occulte. Victimes de notre silence, de la bienséance, de nos sentiments, de notre conditionnement, nous avions tous rendus les armes. Ma “mère”avait gagné.

En conclusion

La fibromyalgie, l’addiction sexuelle, l’incapacité à aboutir dans mes projets, l’effondrement de ma confiance, étaient comme vous l’aurez compris des moyens misen place pour m’empêcher de m’émanciper du puissant noyau familial. Mon combat me permit de prendre connaissance du dessous des cartes. Telle est la condition sine qua non pour comprendre les en jeux occultes: le refus d’abdiquer.

Quelque soit la tradition religieuse, les croyances, le folklore, le but recherché est le même: assujettir l’individu et le maintenir dans le clan. Pour ce faire, la codification à l’extrême des comportements et le respect de nombreux rites imposés sont de redoutables armes de soumission. Le conditionnement religieux et moral anesthésie la conscience et neutralise l’énergie de vie de l’individu, ce qui permet le contrôle de sa psyché et l’exploitation de son potentiel énergétique par des entités qui n’ont rien à voir avec l’Intelligence supérieure divine.

Face à un individu récalcitrant le recours à la magie noire s’avère l’arme fatale. Pour les assister dans leurs projets, les entités “forment” des sorciers puissants (les aînés d’une fratrie en général mais aussi les parents) en leur transmettant des pratiques secrètes. Armé de cette science occulte, on peut facilement remodeler un être, le priver de son libre arbitre, décider de sa destinée.

Mais c’est finalement le sens du devoir moral et religieux, et la culpabilité qu’il génère, qui trahissent notre humanité et causent notre perte dès notre plus jeune âge. Le devoir familial nous enchaîned ans l’occulte à ces entités, nous prive de notre conscience et nous rend disponible à la prédation énergétique. Surtout, il nous coupe à jamais de notre beauté et de notre grandeur intérieure. Néanmoins un solide engagement spirituel permet l’action de la Kundalini, seule force capable de vaincre le pouvoir occulte.

IORI

www.ganjianankea-therapy .com

(1)Séfarades (parfois orthographié Sépharades) désigne les communautés juives de lapéninsuleibériqueouissues de la péninsule ibérique, où elles ont développé, avantleur expulsion en 1492, une langue, le judéo-espagnol, une liturgie spécifique, et où elles ont donné naissance à uneproduction culturelle remarquable, dans les domaines de la philosophie, de la poésie et de la science.

Explicationtirée de Wikipédia

(2Le terme de goy ou goï (héb. גוי,nation) est aujourd’hui couramment utilisé pour qualifier, non sans un certain mépris, les membres des peuples non juifs, considérés comme des serviteurs du peuple élu, dépourvus d’âme. Si comme moi, cette définition vous choque, sachez que je la rapporte fidèlement, telle qu’elle m’a été enseignée.

(3) Tui Na: ensemble de techniques de massage thérapeutique issu de la médecine traditionnelle chinoise.

(4) Iboga: plante guérisseuse et initiatique originaire d’Afrique (Gabon et Cameroun principalement).

(5) Pour en savoir plus sur Ganji Anankea, visitez ce lien :https://www.youtube.com/watch?v=a_RjL5JzBms&t=16s

(6)Appelée Caducée dans la tradition Occidentale,la Kundalini est devenue symbole de la guérison dans la médecineconventionnelle



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