À la fin de l’année 1944, la petite ville de Mattoon, dans l’Illinois (USA), à subit collectivement une attaque classée par certains de l’une des attaques les plus inexpliquées de tous les États-Unis. Au cours des deux semaines qui se sont écoulées entre le 31 août et le 13 septembre de cette année, il y aurait eu plus de 20 rapports selon lesquels des citoyens étaient temporairement paralysés par une odeur mystérieuse. L’odeur, ou le «gaz», était souvent accompagnée d’observations d’un homme grand et sombre que l’on pensait être la cause. La presse a ensuite identifié cette personne comme  » The Mad Gasser of Mattoon ou en français « Anesthésiste Fou ».


Les rapports décrivaient tous une odeur douce et odorante qui presque instantanément causa des faiblesses physiques, notamment aux jambes ou encore d’une paralysie totale. Même à ce jour, on ignore toujours quel gaz (le cas échéant) était décrit.

La première attaque du Mad Gasser s’est produite le 31 août 1944 dans la maison d’Urban Raef. En effet, M. Raef a déclaré qu’il s’est réveillé tôt le matin par une étrange odeur . L’odeur aurait été «nauséabonde et forte» et l’aurait même fait vomir. La femme de Raef, pensant que son mari souffrait d’intoxication au gaz domestique, a tenté de voir s’il y avait un problème avec leur propre source de gaz, mais elle découvre rapidement qu’elle était incapable de quitter son lit, paralysée par l’odeur.

Dans la même nuit, un incident semblable a été rapporté par un voisin incapable d’aller voir sa fille souffrante de toux dans une autre pièce, car il était également paralysé et incapable de quitter son lit.

Le lendemain, le 1er septembre, un troisième incident s’est produit, d’où nous obtenons notre première description du Mad Gasser. Une habitante de l’avenue Marshall, Mme Kearney, a déclaré avoir odeur d’une odeur forte et douce autour de 11 h. Croyant que l’odeur provenait de ses fleurs juste à l’extérieur de la fenêtre, elle ne s’est pas inquiétée. Par la suite, l’odeur devenue bien plus forte et Mme Kearney a déclaré avoir l’impression de « perdre ses jambes ». La soeur de Mme Kearney, également présente à ce moment, a aussi remarqué l’odeur et a déterminé qu’elle venait d’une fenêtre de chambre ouverte d’une maison voisine à proximité. Quelques minutes plus tard, elle décidément de contacter la police, mais aucune preuve de rôdeur ou d’odeur n’a été trouvée à ce moment.

Peu de temps après le départ de la police, le mari de Mme Kearney, Bert, rentrèrent de son travail (chauffeur de taxi). À peine rentré chez lui, il aperçut un homme étrange près de la fenêtre de la chambre où l’odeur aurait pu venir. M. Kearney se lança alors dans chasse mais l’homme s’était déjà échappé. La description de Kearney perçoit le gazeur comme un grand homme vêtu d’un vêtement sombre, avec une casquette ajustée pour que l’on ne voit pas son visage. Après avoir été signalé dans les journaux locaux, cela est devenu la description commune du Mad Gasser.

La première des preuves matérielles a été trouvée le 5 septembre vers 22 heures dans la rue du « Nord 21 » dans la maison de Carl et Beulah Cordes. Les deux personnes remarquèrent qu’un petit morceau de tissu blanc, à peine plus grand qu’un mouchoir, avait été déposé là près de la porte. Mme Cordes ramassa le linge et, dès qu’elle se mit à le sentir, commença à montrer des symptômes des plus étranges… Son visage commença à gonfler, elle avait la sensation que sa bouche et sa gorge étaient en train de brûler puis elle se mit à vomir. Comme les autres victimes, Mme Cordes signala une paralysie partielle de ses jambes.

Curieusement, les autorités locales ont analysé le tissu mais n’ont trouvé aucune explication des effets subis par Mme Cordes.

Après avoir un peu récupéré, Beulah Cordes a pensé que le tissu avait été déposé ici, dans le but de tuer le chien de la famille, de sorte que l’assaillant pourrait ensuite entrer dans la maison, sans problème. Cependant, aucune trace d’effraction n’a été signalé auparavant.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux journaux ont signalé qu’il était probable que les nazis prévoyaient une attaque de gaz toxique contre les civils. Pour cette raison, certains croient encore que les attaques menées à Mattoon ont été des nazis qui testent leurs armes chimiques, mais en raison de l’histoire tranquille de la ville, les habitants trouvent cela que très peu probable.  D’autres disent que l’entreprise industrielle locale Atlas-Imperial était responsable de son utilisation de produits chimiques tels que le tétrachlorure de carbone ou le trichloréthylène, qui auraient pu produire le même effet que ceux prétendument utilisés par Mad Gasser.
Une autre théorie suspecte une personne étant seule, qui pour une raison encore inconnue, aurait attaqué plusieurs personnes de cette petite ville.

En 2003, Scott Maruna, un ancien résident de la région touchée par l’incident de Mattoon en 1944, a publié un livre détaillant sa conviction que les attaques étaient le travail d’un homme localement dérangé nommé Farley Llewellyn.
Selon l’auteur, Llewellyn était un étudiant en chimie plutôt brillant à l’Université de l’Illinois, au moment des attaques. Il prétend que Llewellyn, soupçonné par les Citadins, avait à la fois les moyens et le motif de commettre les attaques.
Maruna affirme aussi que beaucoup d’attaques ont été signalés autour de la maison de Llewellyn et que les premières victimes avaient fréquenté l’école secondaire avec lui.

Llewellyn était en effet un suspect et a été placé sous surveillance , mais n’a jamais été accusé de gazage. Curieusement, peu de temps après le gazage, sa famille l’a engagé dans une institution psychiatrique et plus rien ne s’est produit par la suite (du moins dans ce village)…



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