Dans les affaires criminelles il n’y a rien de plus terrible qu’un crime non élucidé par l’ADN. Mais que se passe-t-il lorsqu’un ADN est commun à plusieurs meurtres en série sans toutefois trouver le meurtrier ? Mais surtout que ce qui condamne habituellement les criminels devient une erreur de contamination d’un simple petit objet utilisé dans chaque recherche d’ADN ? Ceci est l’affaire du fantôme d’Heilbronn qui a défrayé la chronique dans les années 2000 en Allemagne.


Tout commence le 26 mai 1993 lorsqu’une retraitée de 63 ans, Lynette Schlenger est retrouvée assassinée chez elle par strangulation avec un fil de fer à Idar-Oberstein (Rhénanie Palatinat). L’ADN qui est retrouvé sur une tasse à café appartient à une femme qui ne parvient pas être identifiée. Pendant presque 6 ans aucun meurtre n’est commis mais la mystérieuse femme refait parler d’elle le 26 mars 2001 à Fribourg-en-Brisgau où un brocanteur de 61 ans est retrouvé assassiné par strangulation mais aussi avec le crâne complètement écraser, l’ADN de la femme est de nouveau retrouvée sur le lieu du crime. (Crédit image B.Legros)

La molécule génétique de la femme est retrouvée à de nombreuses reprises dans des affaires d’incidents ou d’agressions liées à la drogue et l’argent. La police pense alors que la femme en question est une toxicomane agressant les personnes pour pouvoir s’acheter des substances illicites et qui a la capacité de savoir parfaitement brouiller les pistes puisque les affaires ne coïncident pas entre elles.

La mystérieuse femme commet un nouveau meurtre le 25 avril 2007 à Heilbronn lorsque des coups de feu sont tirés sur deux policiers entrain de faire une pause déjeuner, Michèle Kieswetter décède sur le coup mais son collègue Martin sortira de coma trois mois plus tard.

Il sera révélé plus tard que le crime a été en réalité par un groupe néonazi. 1 an plus tard l’ADN de la femme est retrouvée dans une voiture ayant servi à transporter trois Géorgiens dont les corps ont été retrouvé noyés à Heppehein, ils ont été assassiné pour deux d’entre eux d’une balle dans la tête et le dernier a été étranglé à mort. Pendant quelques mois, des nouveaux crimes d’agressions et de vols sont commis un peu partout en Allemagne. Puis le 26 octobre 2008 une infirmière est retrouvée assassinée à Heilbronn, la molécule génétique de la tueuse est retrouvé dans la voiture de l’infirmière.

Une récompense est alors proposée afin de trouver l’identité de mystérieuse femme mais malgré des appels anonymes et des arrestations arbitraires la femme demeure inconnue, l’histoire passionne et terrifie les habitants d’Heilbronn. C’est alors qu’après des années de recherches la police commence à se poser des questions au sujet de l’affaire, puisque la diversité géographique et les types de crimes ne se reliaient pas. Une contamination est alors avancée dans les nombreuses théories qui avaient été proposé jusqu’ici. (Crédit image Claudiane Roset).

Pour relever les traces génétiques le facteur humain est rarement mis en cause pour des erreurs de prélèvements. C’est la raison à laquelle la police repart de zéro dans toutes les enquêtes reliées à la mystérieuse femme. Ils ont alors décidé de rechercher les causes de cette contamination et le résultat est le suivant : le coupable est en réalité …. un coton-tige.

Les cotons-tiges spéciaux utilisés pour les recherches scientifiques en criminalité sont crée dans la même usine et malgré que les procédures de stérilisation semblent avoir pourtant été respectée, les recherches ont montré que les cotons-tiges avaient été contaminée par le facteur humain, notamment par la salive ou la transpiration. Par ailleurs l’ADN de la femme est finalement localisé dans l’usine, c’était l’une des employées qui s’occupaient de la fabrication des cotons-tiges.

Le fantôme n’existait donc pas et pas plus que la criminelle, c’était simplement les cotons-tiges qui servaient à prélever les échantillons d’ADN qui étaient les responsables. Les crimes n’ont finalement pas pu aboutir à des condamnations, hormis le meurtre de la policière et de l’agression de son coéquipier.

Une nouvelle norme a depuis été mis en place pour que les usines puissent directement analyser les échantillons des cotons-tiges et autres ustensiles utilisés pour le prélèvement des molécules génétiques, la norme ISO 18835 pour justement prévenir ce genre d’incident et pour rendre plus fiables encore la recherche ADN dans les affaires de criminologies.

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Lili Price

Je suis Lili Price, je suis auteure sur Hellystar , j'écris aussi des articles sur wordpress sur mon site personnel http://www.pricelili.wordpress.com et http://www.parapsychologya.wordpress.com Je suis à la tête d'une équipe de recherche des phénomènes psychiques, paranormaux et parapsychologiques "Perception". Je suis spécialisée dans la parapsychologie et l'occultisme, je suis chercheuse en paranormal depuis 2002 et actuellement je suis en études pour faire une formation pour devenir psychopraticienne (psychothérapeute) pour ainsi continuer de me spécialiser dans les études du mystique. Blog Twitter

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