L’histoire est l’une des plus connues dans les romans littéraires, celle du fantôme de l’opéra Garnier de l’écrivain Gaston Leroux, qui hante le célèbre opéra en quête de rédemption et d’amour auprès de la belle Christine Daaé, qui comble de malchance en choisira un autre. Mais l’histoire n’est pas qu’une œuvre de fiction, l’écrivain s’est inspiré d’un fait réel qui encore aujourd’hui fait partie de l’histoire du lieu.


(Image : Lon Chaney dans le fantôme de l’opéra (1925-Rupert Julian)

L’histoire du célèbre personnage commence dans l’opéra le 28 octobre 1873. Un jeune pianiste dénommé Ernest fut gravement brûlé lors d’un incendie dans la rue Le Peletier dans le IXe arrondissement de Paris au conservatoire de la musique.

L’incendie d’une rare violence tua plusieurs dizaines de personnes dont la fiancée d’Ernest qui était une jeune danseuse très prometteuse et devait se marier avec elle. D’ailleurs la légende raconte qu’au moment de l’incendie il était en train de composer les notes de leur noce nuptiale.

Fou de chagrin, ruiné, défiguré, il fit comme beaucoup d’habitants au siècle dernier. C’est-à-dire se réfugier dans les sous-sols de Paris. C’est alors qu’il se retrouve dans le sous-sol de l’opéra Garnier qui était alors en pleine construction. Il n’avait plus rien à perdre étant donné, qu’il avait appris sa propre mort par les autorités. Il resta alors dans le sous-sol de l’édifice pour achever sa musique.

Quelques années plus tard, des témoignages de machinistes et des danseurs firent scandale dans ce palais à la réputation grandissante. Ils affirmaient tous voir un étrange personnage au visage brûlé. Le 20 mai 1896, un incident meurtrier se produit pendant la représentation de Faust (Gounod) : un contrepoids se détacha et le grand lustre tombe sur une spectatrice assise à la place 13 la tuant sur le coup.

Le fantôme faisait chanter les directeurs du Palais Garnier en réclamant la somme de 20 000 francs par mois pour éviter que le maître chanteur ne face de nouveau une victime en faisant tomber le lustre. Il réservait aussi la loge n°5 à chaque représentation, même si celle-ci demeurait vide.

(Image : Claude Rains et Susanna Foster, le fantôme de l’opéra (1943-Arthur Lubin) source Celluloidz) 

Quelques jours plus tard un machiniste fut retrouvé étranglé. Les autorités auraient supposé au suicide mais aucune corde n’était à proximité même si la victime présentait des marques de strangulations et de lutte. Une jeune soprano, Kristina Nilsson aurait raconté qu’à plusieurs reprises qu’elle aurait entendu une voix mélodieuse l’appelé. Elle le surnomma l’ange de la musique car il l’aidait à composer ses chants puis elle le décrira comme étant un homme au visage caché d’un masque et portant une cape.

En 1910 l’écrivain Gaston Leroux s’inspire des événements pour écrire son célèbre fantôme de l’opéra, le livre devint une succession de film cultes (8 films au total) et de comédies musicales sur Broadway, aussi remplies de succès et d’évolution pour le personnage du fantôme. En effet il passe du fou allié au séducteur.  Par ailleurs il y a une tradition, en effet avant une représentation il ne faut jamais dire le nom de la pièce à haute voix sous peine d’attirer des accidents ou des drames pour la pièce.

L’histoire se transforma aussi en comédie musicale, à Broadway, avant d’être adapté dans la moitié des films sur le sujet. La première représentation musicale allait être le début d’une succession d’incidents heureusement non mortels, probablement que quelqu’un ait prononcé le nom du spectacle avant de rentrer dans le lieu.

(Image : Emmy Rossum et Gérard Butler, le fantôme de l’opéra (2004-Joel Schumacher, source rising-phoenix.ekablog.com)

Beaucoup de légendes sur ces spectacles racontent que le fantôme a maudit son histoire devenue trop à l’eau rose et épouvantée par le non-respect du message qu’il aurait voulu faire passer. On a oublié sa bien-aimée et humilié sa mémoire.

Dans la plupart des représentations musicales de l’histoire, il y eut des incidents (blessures, fractures, destruction de décors etc …) l’inquiétude fut telle que les comédiens pensaient que la pièce était réellement maudite.  La majorité des incidents étaient un des chandeliers qui tombaient mystérieusement, l’incident se reproduisit à de nombreuses reprises laissant les spectateurs de marbres et les critiques négatives ne se faisaient pas attendre et malheureusement, quand ce n’était pas les chandeliers où des blessures ce fut le tour des décors de tomber en panne. Ces derniers incidents avaient alors eu comme conséquence de reporter ou d’annuler le show.

En 2016, la troupe américaine devait enfin se produire en France au théâtre Mogador quand un inexplicable incendie eut lieu dans le sous-sol du théâtre, détruisant les décors, les costumes, une partie de la scène sans tout de fois faire de victime.

Le fantôme semble agir toujours pour faire entendre son cantique, presque 200 ans après la hantise du palais Garnier.

Crédit-Image à la une : le fantôme de l’opéra – 1943 avec Claude Rains de Arthur Lubin) 



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Lili Price

Je suis Lili Price, je suis auteure sur Hellystar , j'écris aussi des articles sur wordpress sur mon site personnel http://www.pricelili.wordpress.com et http://www.parapsychologya.wordpress.com Je suis à la tête d'une équipe de recherche des phénomènes psychiques, paranormaux et parapsychologiques "Perception". Je suis spécialisée dans la parapsychologie et l'occultisme, je suis chercheuse en paranormal depuis 2002 et actuellement je suis en études pour faire une formation pour devenir psychopraticienne (psychothérapeute) pour ainsi continuer de me spécialiser dans les études du mystique. Blog Twitter

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