Aujourd’hui j’ai commis une terrible erreur, j’ai tué un homme.
Je l’aimais, je croyais que c’était partagé.
Je me suis trompée sur toute la ligne.
Ce matin vers 10 h 30, je me suis rendue chez lui, pour créer l’effet de surprise, j’ai mis en avant mes plus beaux atouts.
Super décolté plongeant et un magnifique ras de coup en argent.
Si avec tout ça il ne craque pas, je me fais bonne sœur.

Monsieur se fait désirer, je tape et je sonne, j’attends devant sa porte.
Il doit être sur la terrasse ou sous la douche, je rentre, par chance il a oublié de verrouiller la porte.
J’aperçois ses clefs de voiture posées sur la table de la salle à manger.
Je l’appelle d’une voix douce, il ne répond pas.
La terrasse est déserte, il en est de même pour la salle de bain.
Soudain mon ouïe me guide vers sa chambre, il est sûrement au téléphone avec un proche, je peux entendre ses rires.
Je prononce son prénom et j’ouvre la porte.
Un geste banal, que je regrette immédiatement quand mes yeux découvre l’horreur.
Les rires, que mon ouïe a perçus, sont partagés par une belle inconnue totalement nue, je ferme les yeux deux secondes, pour me rendre compte avec rage, qu’il en est de même pour lui.
Très vite mes paroles deviennent cris et colère.
La jeune femme se lève rapidement et s’empresse de ramasser ses vêtements au sol pour se vêtir.
Elle quitte l’appartement sans rien dire.
Je la regarde fuir et claquer la porte derrière elle, lui, avec de grands gestes, il tente d’infinies explications qui me fatiguent.
Mes larmes se mélangent dans la colère.
Je ne l’écoute pas, ses mots sont une terrible souffrance.
Des mots puissants sortent de ma bouche, j’ai dû déclencher de l’émotion il me prend dans ses bras.
Ses lèvres frôlent les miennes, je le giffle, il me regarde surpris, il est tant habitué à ma douceur.
Mon visage devient marbre quand il prononce les mots “JE T’AIME”.
Comment peut-on dire “je t’aime” quand on couche avec une autre ?
Je quitte le lieu de la luxure et je continue mes mots envers lui dans les cris et les larmes.
Comme un volcan je sens la lave prête à jaillir.
Je recule quand ses mains frôlent mon visage.
Il est hors de question qu’il me touche, il me dégoûte.
La folie du volcan entre en éruption.
Les clefs que j’avais aperçues à mon arrivée se retrouvent très vite dans mes mains.
Il me demande ou je compte aller, je lui réponds “nul part”.
La lave bouillonne, mon geste est rapide et incontrôlable.
Je regarde avec stupéfaction ce que je viens de faire.
Son si beau regard bleu océan est devenu un trou béant ou le sang et la chaire se mélangent.
Je réalise en regardant ma main qu’une des clefs a brisé à tout jamais ses yeux.
Il est à terre à cause de la vitesse et la violence de mes coups, mais il est en vie.
Je suis à la fois choquée et ravie de mon geste.
Cela ne me ressemble pas, je suis si douce d’habitude.
C’est bien fait pour lui, il n’avait pas à me tromper, moi qui lui ai tout donné.

Il se relève rapidement, il cherche la lumière, ses bras cherchent un point d’accroche pour rester droit face à moi.
Il m’insulte maintenant ? Tiens, c’est nouveau ça !
N’en pouvant plus, je décide d’en finir une bonne fois pour toutes.
Je desserre mon poing et je l’achève à la gorge.
J’éprouve un immense plaisir à jouer avec ses clefs, sa gorge ressemble au pommeau d’un arrosoir, l’acharnement me transporte dans la folie, je suis en transpiration et j’aime ce que je fais.

Le volcan s’est calmé, les dégâts qu’il a causé sont irréparables.
Je quitte cet appartement en pleure, je réalise entre deux larmes que je viens de tuer celui que j’aimais.

Aujourd’hui j’ai commis un meurtre, il est tant pour moi de me rendre aux autorités…

A bientôt pour de nouvelles histoires.

Categories: Histoires Fictives